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20.11.2006
L'industrie des jeux de hasard sur Internet est victime de pirates
Une étude affirme que l'industrie du jeu et des paris sur Internet, qui génère des revenus de près de 13 milliards $ à travers le monde, est de plus en plus la proie des pirates informatiques.
Des réseaux criminalisés demanderaient des rançons à des opérateurs de sites de jeux de hasard en les menaçant de fermer leurs sites si leurs propriétaires refusent d'obtempérer et de verser des allocations variant habituellement entre 45 000 à 67 000 $. C'est ce qu'affirme une étude de l'université Saint Mary's de Halifax, intitulée "Peur sur Internet: piratage et cyberextorsion sur les sites de jeux de hasard en ligne".
"Je puis vous assurer que la cyberextorsion des sites de jeux de hasard est un problème sérieux, vraiment sérieux", affirme John McMullan, le criminologue qui a dirigé cette étude.
Le rapport de M. McMullan décrit les techniques utilisées par les pirates pour infiltrer les ordinateurs personnels des propriétaires de sites sans qu'ils ne s'en doutent.
Ils utiliseraient des virus qui installent des programmes permettant aux criminels de prendre le contrôle de milliers, voire de dizaines de milliers d'ordinateurs. Les programmes peuvent demeurer dormants durant des semaines avant qu'ils ne s'activent et attaquent les sites visés. Les pirates submergent alors les sites de données provenant de partout dans le monde pour ralentir leur fonctionnement et empêcher l'accès des parieurs. C'est à ce moment que les pirates entreprennent leur chantage, explique le spécialiste. Si les opérateurs de site ne payent pas la rançon, les pirates fermeront tout simplement leur site.
La recherche en question a passé au crible plus de 3200 documents au sujet de ce type de problème, incluant des états de comptes de sites de gambling, des manuels d'usage de pirates et des sources policières, telles que la GRC, le FBI et la police britannique.
Le professeur affirme que les délits se produisent lors des périodes de pointe des cyberentreprises, notamment durant des événements importants où les paris sont nombreux comme lors du Super Bowl.
"On ne sait pas combien de réseaux criminels semblables existent dans le monde mais la plupart des sites de jeux de hasard ont été victimes du phénomène au cours des cinq dernières années", selon le spécialiste.
Des sites de paris et jeux ont embauchés des experts en informatique pour contrer ce genre de problèmes.
Source : Matin Quebec
10:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.11.2006
Paris en ligne et jeux d'argent : réunion mondiale
La conférence sur la problématique des paris en ligne se tient ce mardi au Royal Ascot près de Londres en Angleterre.
Des représentants de plus de 30 pays se réunissent actuellement afin de débattre sur l'avenir et la régulation à adopter des jeux et paris en ligne et cela quelques semaines après la promulgation de la loi relative aux jeux de hasard et de paris en ligne, par le président américain Georges W. Bush.
Celle-ci, très critiquée, interdit désormais tous les sites internet proposant de tels services sur le territoire américain. De nombreux experts avaient déjà évoqué des critiques à l'égard de cette loi (voir actualité).
Une rencontre pour une meilleure régulation
Tessa Jowell, Secrétaire à la Culture, organise le débat. Elle souhaite établir une régulation plus efficace, protégeant plus les joueurs et les parieurs qu'une loi criminalisant ces derniers comme décidée par les autorités américaines. Au cours de ce premier sommet du genre, Jowell a rappelé que "les paris en ligne ont émergé de rien jusqu'à une activité de masse". Elle ajoute "être très optimiste sur de nombreux points" et "reconnait le besoin d'une structure standard dans le cadre des jeux de hasard en ligne dans l'intérêt des citoyens".
Bien que les représentants américains aient refusé l'invitation, de nombreux représentants officiels ont accepté de participer à la conférence. Rappelons que la décision du congrès américain a fermé un marché estimé à 12 milliards d'euros.
La prohibition online
Jowell compare cette décision à une nouvelle forme de prohibition comme celle ordonnée dans les années 1920 sur la vente de l'alcool et qui conduisit toute une industrie aux mains de trafics illégaux. Antigua-et-Barbuda ajoute que les États-Unis ne respecte pas un règlement établis par l'OMC l'année dernière. L'ile des Antilles est normalement autorisée à proposer ses services de jeux de hasard en ligne aux citoyens américains.
Un bref communiqué indique que la conférence d'aujourd'hui va étudier la possibilité de restreindre uniqumenent aux mineurs l'accès à ces jeux de hasard en ligne. Il sera aussi à l'étude d'obliger d'indiquer la dépendance que peuvent occasionner ces activités.
Source : GNT
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15.11.2006
Paris sportifs: le point de vue de l'UCPF
Paris sportifs : L'UCPF (L'Union des Cubs Professionnels de Football) intervient dans les procédures d'infractions diligentées par la CE (09/11/2006)
L'UCPF adresse ce jour, à la Commission européenne, un acte d'intervention dans les procédures d'infractions ouvertes par la Commission européenne en matière de paris sportifs.
Pour rappel, la Commission européenne a ouvert des procédures d'infractions à l'encontre d'un certain nombre d'Etats membres, dont la France, au motif que leurs dispositions législatives en matière de monopole de jeux de hasard et donc de paris sportifs violeraient la libre prestation des services consacrée par l'article 49 du Traité CE.
La Commission européenne ne considère pas que les monopoles sont en soi incompatibles avec le droit communautaire ; en revanche, elle estime que ces monopoles ne peuvent pas être utilisés pour faire obstacle aux prestations de services transnationales fournies par des opérateurs privés, dès lors que les sociétés bénéficiant d'un monopole mènent une politique commerciale visant à développer le volume de jeu et la gamme de leurs produits plutôt que de limiter le nombre des paris et des parieurs (un tel objectif de contention étant, à la base, la justification légale de leur monopole).
Par son intervention, l'UCPF ne prend pas position en faveur ou contre le principe du monopole.
En revanche, l'UCPF fait valoir les points suivants :
- Elle se range aux côtés de la Commission dans son analyse, décrite ci-dessus ;
- Elle apporte un certain nombre d'éléments concrets établissant que tant les sociétés en situation de monopole que les opérateurs privés utilisent sans autorisation les marques des clubs et d'autres signes distinctifs de ceux-ci, tant afin de former les paris proposés aux consommateurs qu'afin d'accroître l'attractivité de leurs sites ;
- Elle dénonce le fait que certains Etats membres empêchent les clubs de fournir aux opérateurs privés des services de nature publicitaire (sponsoring maillot, panneaux dans les stades, etc.) alors pourtant que les services de paris fournis par ces opérateurs privés constituent des activités parfaitement licites dans un certain nombre d'Etats membres et que les prestations publicitaires sont notamment destinées à ces autres Etat membres.
Source : communiqué de presse
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